Faut-il arrêter d'acheter des vêtements ?

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Vouloir tout résumer sur l'industrie de la mode en quelques lignes, c’est un peu comme tenter de faire rentrer un éléphant dans une boîte à chaussures. Mais en gros, la mode, c'est : 

- des microplastiques qui s'échappent de nos fringues quand on les lave pour finir dans l'estomac des poissons*.
- une industrie qui pollue 20% des eaux dans le monde, surtout en Chine**.
- une production de CO₂ équivalente à celle de toutes les voitures de la planète***. 

Les boules. 

Pour autant, faut-il devenir nudiste ? Non. Il faut juste mieux choisir ses vêtements, et c'est d'autant plus facile qu'il existe depuis quelques années des créateurs qui ont décidé de ne pas choisir entre le style et la planète.  On vous les a classés pour vous habiller de la tête aux pieds. 

Tête : 

Un bonnet Loom, la marque qui crée des vêtements durables, qui tiennent plus longtemps et qui abîment moins l’environnement. Sa devise : moins, mais mieux. 

Au dessus de la ceinture : 

Une doudoune Patagonia, ultra chaude, ultra résistante, 100% recyclée, et ils vont même jusqu'à certifier que le duvet d'oie provient d’oiseaux qui n’ont été ni gavés, ni plumés à vif.

Un manteau 100% laine à 30 euros ayant appartenu à un célèbre écrivain et qui entame sa deuxième vie puisqu'il a été déniché dans une des boutiques solidaires d'Emmaüs. 

Un sac Bilum fabriqué à partir d’anciennes bâches publicitaires, blousons de gendarmerie, toiles de montgolfière : bienvenue dans le monde de l'Upcycling, la mode qui fait en sorte que rien ne se perd, tout se transforme. 

Un soutien gorge Nénés, issu de chutes de tissus, fins de rouleaux et bouteilles de plastique usagées.

En dessous de la ceinture : 

Un caleçon Hast, taillé dans les chutes de tissus utilisés pour leur chemises.

Une combi Les Récupérables, issue de linge de maison vintage, fins de rouleaux, tapisseries, tissus de travail non-conformes, ou un pantalon Noyoko.

En dessous des chevilles : 

Des chaussures indestructibles, qui coûtent un bras mais durent une vie, trouvées chez Paraboot

Des chaussures haute couture, louées sur l'appli Dresswing et trouvées par des chasseurs de dressing (oui oui, ce métier existe). D'ailleurs, si vous êtes en plein Marie Kondo trip, vous pouvez aussi vider votre dressing et devenir vous-même loueur. 

Et pour creuser le sujet , un podcast où Julia Faure, agronome et fondatrice de Loom nous explique tout, tout, tout sur la sale industrie de la mode.


Sources :
* The Guardian
 **le livre "Changer d'ère, l'air de rien", de Valère Corréard
*** Rapport Climate Works de 2018

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