C’est un sacré pull qu’il nous faut dé-tricoter. Mais tous ensemble, on peut y arriver. 

Ce pull, c’est celui de l’industrie de la mode. Elle est née à Paris à la fin du XIXe. Et c’est peut-être depuis Paris et le reste de la France qu’elle va re-naître près de 150 ans plus tard. 

Depuis plusieurs années, le secteur du textile sait qu’il doit se réinventer. Fast fashion, empreinte carbone, conditions de travail dans les usines… les chantiers sont nombreux. Mais dans le secteur, comme un peu partout ailleurs, le confinement et la pandémie ont accéléré les choses. 

Aller plus vite ? Ça ne sert à rien si on ne sait pas où on va. Et encore moins si on y va seul. Alors pour définir un nouveau cap et embarquer avec eux tous les citoyens volontaires, Etam, la marque de lingerie qui a plus de 100 ans, et Paris Good Fashion, l’association qui milite pour une mode respectueuse de l'environnement et des droits humains, ainsi que d’autres marques et acteurs du secteur, lancent une grande consultation citoyenne pour changer la mode

L’idée ? Du 3 septembre au 25 octobre, sur Make.org, toutes les propositions pour une mode plus durable sont les bienvenues. Mieux soutenir le made in France ? Recycler les chaussettes orphelines ? Faire des vêtements plus faciles à réparer ? Toutes les suggestions seront publiées dès le mois de décembre. Et dès 2021, elles aideront les acteurs du textile à atteindre les objectifs hyper ambitieux qu’ils se sont fixés. Etam, qui est aussi signataire du Fashion Pact, vise par exemple à produire 80 % de produits éco-responsables dans ses collections d’ici 2025. Et ce n’est qu’un début…

Changer la mode, c’est aussi commencer à changer le monde. Alors n’hésitez pas, envoyez vos idées là.